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Soeur Emmanuelle
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Se portraitSœur Emmanuelle (née Madeleine Cinquin) naît le 16 novembre 1908 à Bruxelles. Souvent surnommée «la petite sœur des chiffonniers », cette ancienne enseignante a dédié la fin de sa vie à s’occuper et aider les femmes et enfants dans le besoin, en Egypte au départ, et dans d’autres pays ensuite.

Elle obtient à 20 ans son diplôme de Sciences philosophiques et religieuses à l’Institut Saint-Louis (Bruxelles). Elle entre ensuite dans la congrégation Notre Dame de Sion et devient Sœur Emmanuelle en 1931.

Elle rêve d’imiter le père Damien et de venir en aide aux plus démunis.

Elle enseigne en Turquie et Tunisie jusqu’en 1963. En Turquie, bien qu’envoyée initialement pour s’occuper des plus démunis, Mère Elvira la convainc qu’elle sera plus efficace si elle enseigne à des jeunes filles aisées, appelées à exercer un rôle influent sur la vie turque.

En 1963, elle arrive en Egypte où elle enseigne au Collège Sion à Alexandrie jusqu’en 1970. C’est le coup de foudre. En 1971, à l’âge de la retraite, elle décide de s’engager auprès des plus démunis. Elle s’installe chez les chiffonniers du Caire. Elle partage leur vie au cœur du bidonville. Sa priorité sera l’éducation des enfants et de trouver des solutions aux difficultés rencontrées par les femmes.

Le moteur de son action sera toujours l’Amour, elle dira d’ailleurs à ce propos « Ce que j’ai fait, ce n’était pas par pitié. C’était par amour. Le véritable amour, solide, durable, est celui qui cherche le bonheur des autres en même temps que son propre bonheur ».

En 1976, les premières pierres d’un centre écolier et de rencontre pour les femmes sont posées. Il ouvrira officiellement l’année suivante.

En 1977, elle publie « Chiffonnière parmi les chiffonniers » dans lequel elle raconte son combat.

De 1982 à 95, elle s’installe dans différents bidonvilles où sont construits écoles, dispensaires, jardins d’enfants. Elle profite de son charisme afin de récolter des dons et mobiliser les pouvoirs publics des pays occidentaux.

En pleine guerre au Soudan, elle se rend à Khartoum et y crée des foyers, écoles et dispensaires.

Elle obtient la nationalité Egyptienne en 1991.

En 1993, elle rejoint sa communauté en France. Elle publie « Le paradis, c’est les autres ».

Dès 1998, Sœur Emmanuelle accueille des personnes SDF dans le midi de la France, tout en continuant à s’investir dans Les Amis de Sœur Emmanuelle sur plusieurs projets.

En 2003, elle retournera au Caire dans les bidonvilles de Mokattam, 10 ans après avoir quitté sa cité de cœur.

Elle décède le 20 octobre 2008 à l’âge de 99 ans. Elle reste dans la mémoire de beaucoup le symbole de la cause des déshérités.

 

 « J'ai 99 ans.

Je ne vivrai pas encore 99 ans mais quand je serai partie, c'est vous! Vous qui êtes là,  qui m'écoutez, chacun d'entre vous qui devrez aider mon association pour qu'elle continue à sauver des milliers d'enfants dans le monde.

Nous en avons plus de 70 000! Cela demande un apport considérable.

Alors, je m'adresse à chacun d'entre vous, les yeux dans les yeux et je vous dis : je compte sur vous pour que l'avenir soit encore plus beau que le présent grâce à vous! »

(Extrait du message de Sœur Emmanuelle adressé aux belges, lors de la soirée de gala du 21 février 2008 à l'occasion de son 100e anniversaire).